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La maison à toit mansardé
1880-1910

    

Principales caractéristiques :

  • Bien dégagée du sol (présence d'un sous-sol ou d'une cave)
  • Murs généralement de bois recouvert de planche à clin ou de bardeau de bois, quelques maisons en pierre ou en brique
  • Toit à deux ou quatre versants comportant une pente brisée : portion supérieure du toit (terrasson) à pente douce et portion inférieure du toit (brisis) à pente très raide
  • Toiture généralement couverte de tôle à la canadienne, de tôle à baguette ou de tôle pincée (le terrasson et le brisis ne sont pas toujours couverts de la même façon)
  • Comble habité et lucarnes
  • Larmier débordant la verticale des murs
  • Ouvertures organisées de façon symétrique
  • Fenêtres à deux battants portant chacun trois grands carreaux
  • Cheminée, généralement de brique, adossée à l'un des murs intérieurs
  • Galerie, la plupart du temps couverte, faisant parfois plus d'une face de la maison
  • Ornementation parfois importante (les larmiers, les chambranles de portes et de fenêtres, les galeries et leurs balustrades, le faîte du terrasson dans le cas des toits à quatre versants peuvent être ornementés)

Pour en savoir plus...

Toit mansardé, mansarde...
et François Mansart

François Mansart

François Mansart est un architecte français (1598-1666) à qui on a attribué l'invention du toit à pente brisée, une attribution qui semble toutefois contestable. Il n'en demeure pas moins que le mot mansardé est directement lié au nom du personnage et que les pièces habitables dans le comble des toits à pente brisée ont conservé le nom de mansardes. Notons aussi que les mansardes ont longtemps été associées aux chambres des bonnes ou des étudiants qui vivaient sous les combles dans les grandes villes.

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Toit mansardé à brisis droit ou à brisis courbe

       

Bien qu'ayant eu cours à Québec au XVIIe et au début du XIIIe siècle, le toit mansardé a pour un moment disparu du paysage québécois. Associé au style Second Empire, populaire en France entre 1850 et 1900, ce courant architectural a vraisemblablement transité par l'Angleterre puis par les États-Unis avant de réapparaître chez nous vers 1860. Les édifices Second Empire présentent généralement, surtout dans les villes, un toit à brisis droit à la base duquel est attachée une corniche à glacis, un petit avant-toit en pente favorisant l'écoulement de l'eau en été ou empêchant l'accumulation de neige et de glace en hiver. Peu de maisons présentent ce type de brisis à Deschambault-Grondines. La plupart des maisons à toit mansardé de la municipalité, comme la majorité des maisons de ce type dans la vallée du Saint-Laurent, présentent plutôt un brisis courbe qui est constitué de coyaux soigneusement incurvés.

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