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Musée virtuel du 300e

Culture et Patrimoine Deschambault-Grondines a accumulé une importante collection de photographies anciennes depuis la fondation de la Société du Vieux Presbytère, en 1970. Ces photographies, conservées sous forme de diapositives et d'impressions sur papier, ont été déposées au Centre d'archives régional de Portneuf.

Cette collection, aujourd'hui numérisée, a été mise à la disposition d'Éliane Trottier, historienne, et de Gabriel Frenette-Ouellette, historien de l'art, à qui CPDG a confié le mandat de concevoir un musée ou une exposition virtuelle dans le cadre du 300e anniversaire de Deschambault.

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Arrêts sur image

Le 300e anniversaire de Deschambault commande un temps d’arrêt. Toutes ces années liées les unes aux autres racontent une histoire en marche qu’il importe de connaître et de reconnaître. Nous ne pouvons cependant embrasser d’un coup ces 300 ans sans perdre une part importante de leur sens : celui du temps qui bat au rythme de la vie de chaque humain.

Le printemps dernier, une amie de Saint-Jean-Port-Joli, par un curieux hasard, m’a donné une photographie qu’elle-même avait reçue d’une tante âgée. Tout ce qu’elle savait, c’est que la photographie avait été prise lors d’une rituelle balade de vélo réunissant de bonnes amies juste avant le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale. Chaque été, ces copines d’un autre âge partaient de Québec pour une longue randonnée sur le chemin du Roy.

Avec les participants des ateliers de création littéraire que j’anime depuis trois ans au sein de Culture et Patrimoine Deschambault-Grondines, nous avons décidé de souligner à notre façon le tricentenaire de Deschambault. Chacun, chacune s’inspirerait de cette photo pour tenter de cerner un peu de cette vie révolue que l’histoire ne retient pas, mais qui n’en constitue pas moins la toile de fond. Au fil des semaines, des récits purement fictifs sont nés, ont été partagés, lus, relus, corrigés, réécrits. L’ensemble de ces textes constitue une mosaïque d’un temps imaginaire et rend compte d’une façon sensible de toucher l’histoire : 4 ou 5 filles (combien y a-t-il de vélos sur la photo ? On ne s’est pas entendu sur le décompte !) se sont réellement arrêtées à Deschambault, à 5 milles ¾ de Grondines, quelque part vers 1938… Qui étaient-elles ? Qu’ont-elles vécu lors de cette pause ? Quel fut leur avenir ? Sept auteurs répondent à ces questions en tirant sur le fil de trame de l’histoire. Si la vérité historique est peut-être bousculée, celle des sentiments ne peut être remise en doute. Lire la vie à travers les traces qu’elle nous laisse, c’est aussi ouvrir la voie à la création de ce que nous sommes. Et c’est ainsi que le patrimoine a de l’avenir.

Réal D’Amours
Responsable des ateliers de création littéraire

 

Les textes :

Voyage de rêve - Louis Bournival

Dimanche d'été - Louisette Brisson

La baignade du Bon Dieu - Francine Brunet

J'me marie, j'me marie pas, j'fais une soeur - Réal D'Amours

Cinq vélos dans un équilibre fragile - Louise Mercier

Une bulle de bonheur - Odile Pelletier

En route les filles - Donald Vézina